samedi 7 février 2015

10) Enfin sur la BR230

03 février
Après une bonne nuit bercés par le flap flap du ventilateur, nous partons vaillamment à l'attaque de cette fameuse br230, seule voie nous restant pour rallier Porto Vehlo.

A la sortie de Ruropolis, c'est clair, il n'y a plus d'enrobé ni goudron sous cette latitude, ou alors le gouvernement brésilien tient à laisser une partie de sa population enclavée dans la foret amazonienne. Néanmoins et cela nous rassure, cette piste contrairement à la 319 est très fréquentée, camions, bus, voitures et motos s'y croisent gaiement. Cette nuit il n'a pas plu..Jesus serait-il encore avec nous? Nous roulons tranquilles entre 25 et 40 km/h, dans l'espoir de rallier Itaituba soit 164 km environ avant ce soir, nous sommes bien partis pour y arriver.

Mais soudain ma mémère louvoie, un peu comme si un truc bloquait ma roue arrière; nous nous arrettons sur un pont, ici ils sont trois fois plus larges que la piste et surtout plans, plus facile pour béquiller. HO PT'1! mon roulement arière gauche est passé a travers la jante! Le temps de se demander comment faire et la police arrive, ils nous font comprendre que le plus près pour réparer c'est ruropolis et nous proposent d'emmener un de nous deux avec la roue, 10 minutes plus tard mon lapin était parti, je reste seul sur le pont avec les mémères, mais il fait si chaud que je vais me réfugier sous son ombre au bord de la rivière; il est 11h45 et nous sommes à 49 km de Ruropplis autant dire que j'en ai pour 3 ou 4 h d'attente..en fait jésus est resté à Santarem....



A 13h30 un routier sympa s’arrête, il est aussi motard et roule en 750 honda. Il me donne de l'eau fraîche et une saucisse histoire que je meure pas de faim sous mon pont. Je reste quand même vigilant et guette les véhicules qui passent histoire de pas se faire piquer quelque chose lorsque qu'un motard et sa motarde s’arrêtent, il a vu les outils et sa chaîne est détendue...je lui retend, ça m'occupe. 14 h, je vois une ptite chevrolet qui arrive, un bras sort de la vitre passager pour faire coucou...mon lapin est déjà de retour avec ma roue réparée, un miracle, en France il aurait fallut commander le roulement, 24 h mini, pis la jante est abîmée, personne ne l'aurait fait.



A 14h45, nous nous remettons en route, nous arrivons le soir à Itaituba, enfin devant le bac, aidés par les 30 derniers kilomètres asphaltés, mais bizarre, ici quand c'est goudronné les ponts sont a une voie en bois et sur la piste à 2 voies, en béton. Nous dormons à l’hôtel du bac, le traversée sera pour demain.

04 fevrier
Cette nuit l’hôtel était bien, nous avons bien dormi, nous prenons le petit dej sur l'esplanade du bac en compagnie de notre hôtelière qui nous parle en italien et en brésilien; hier soir nous avons eu droit au poisson frais pêché dans le rio du coin.

A 9 h nous prenons le bac pour 6 reals par moto et motard. Puis nous faisons le plein d'eau et gasolina, puis gaz....jusqu'au cimetière d'itaituba, ou le goudron s’arrête.

Nous comprenons comment rouler sur cette terre pleine de trous et bosses, en fait il faut aller plus vite que ce qu'on croit possible, et la, vers les 50/60 km/h on a l'impression de surfer sur la piste, un régal! Nous roulons 3-4 h comme ça, entrecoupé de pauses boisson et de remise en place des paquetages. Vers 15 h nous constatons que le cadre de mémère d'alain penche franchement à droite, nous enlevons les sacs pour ôter la selle et nous constatons que son cadre est pété à deux endroits, ben la voila la galère du jour!!

On se reparti la charge autrement, c' est à dire qu'alain ne prend plus que les lits et ses valises, on tend une sangle pour soutenir son cadre et décidons de repartir, le ville la plus proche étant à environ 200 km.
Nous continuons notre progression au milieu de la réserve amazonienne, lorsque nous arrivons sur un groupe de 4/5 maisons..un hôtel restaurant et un garage, un vrai miracle, à 175 km de Itaituba. Dans le garage, un poste à arc, mais le soudeur en a abusé, il a les yeux rouges à faire peur, et ne peu plus travailler ce soir, OK, je m'y colle, pas simple avec juste mes lunettes de soleil, mais 2 h heures plus tard, les mobs sont prêtes à partir, on mange et dodo dans une chambre qui est la plus propre de notre voyage pour l'instant. En plein milieu de la foret tropicale!


2 commentaires:

  1. Ben dites donc ....
    En entrant faudra vous vous faire faire des petits n'enfants que de choses à leur raconter .... dans quelques temps !!!
    Toutatis

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  2. Toutatis, c'est pas parce que tu racontes tes périples à Mimo que tous les enfants aiment les histoires de mob !!!!

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