lundi 23 février 2015

17) La Cordillière des Andes

20 février
La chambre est glaciale, malgré les lits équipés de couvertures en laine de lama si lourdes qu'on se demande si le lama est pas encore dedans. Les voisins sont discrets et ne font presque pas de bruit en nous réveillant avant l'aube, aie la tête!!!! pourtant pas bu une goutte d'alcool hier soir, pas facile la vie à 4000m, des qu'on bouge la tête tourne, et le moindre effort demande un énergie et une concentration terrible.

Avec de la volonté, nous descendons au tidej, en fait un ness et du lait condensé, le jus d'orange style tang en supplément, sont pas forts en tidej au Pérou. Heureusement les feuilles de coca aident a se mettre en route. Bref, après 1h de mécaniquage, nous partons à 8h vers Juliaca, juste avant le Titicaca, dans le but de descendre en altitude pour le soir.

La route est belle, nous traversons des plateaux plein de lamas, mais pas bonnets andins.

Nous roulons bien et arrivons à Juliaca, ville incompréhensible ou nous retrouvons même la joie des pistes défoncées et ce, en plein centre ville; 1h plus tard nous en sortons indemnes, sauf les poumons, les lois antipollution ne sont pas encore arrivées ici, et à 3800m, pas facile de respirer.

 Plus tard nous rejoignons Pumo au bord du Titicaca, ville elle aussi très vilaine ou tout a l'air commencé mais ne sera pas fini.

Les bords du lacs sont beaux, mais seulement coté flotte, l'autre coté est sale et plein de déchets, qu'elle déception.


 Du coup on va un peu plus loin, nous trouvons un resto pas cher mais pas bon, décidément, on a pas bol aujourd'hui, le gps nous guide droit sur une piste, mais nous n'avons plus le temps de jouer à celui qui casse le plus vite un truc sur sa mob, donc demi tour on prend un autre itinéraire, plus sur, il faut absolument descendre en altitude pour ce soir, la coca c'est pas bon.

 Nous roulons à travers un autre plateau face a un vent sévère et froid, mais c'est magnifique; plus tard, nous passons un col a 4570m, puis nous descendons, nous traversons des villages, mais rien pour dormir, on continue, mais le froid augmente et la nuit tombe vite, à 18h30.

Pas le choix, faut avancer en cherchant une opportunité, gelés et tremblants nous arrivons dans une sorte de hameau dont une espece de bar restaurant, ou ils acceptent que nous posions nos lits entre deux tables; y'en a que deux en fait! La, nous mangeons du ragoût de lama, et des patates, arrosés de tisane de coca, un coup d'oeil au gps...pt'1 c'est pas vrai, 4610 metres! Mais on a fait 544km dont la moitié en route de montagne. On se couche vite, mais les duvets sont restés humides depuis la dernière fois et il fait très froid dans la casba sans chauffage et là pas de couvertures de lama. Bref, on dord pas grand chose, et à 4h30, tout le monde debout, mais la, la tète est encore plus grosse qu'hier, on mache 2/3 feuilles en chargeant les mobs et on part histoire de descendre vite.

21 février
Nous descendons vite sur Moquegua, avalant les 85 km en 2h à peine, la il fait chaud et beau, nous y prenons un jus d'ananas frais équivalant a un tidej complet, il est 9h et nous partons pour Tacna,

 ville en plein désert mais très belle et entretenue, avec le premier bon resto du Pérou, enfin, l'autre c’était a la frontière du Brésil, faut peut être voyager au Pérou qu'au bord des frontières, pour les restos, parce que sinon, les paysages sont a tomber.

Tacna est à 26 km du chili, on attaque les frontières vaillamment, durant 3h, ils ont même scannés tous nos sacs, et en même temps nous prenons deux heures de décalage en plus, résultat, on entre au Chili à 19h, juste le temps se rejoindre Arica et trouver un hôtel.