samedi 7 février 2015

11) La BR230....suite

05 février
Nous quittons l’hôtel et surtout l'atelier mécanique (prononcez bouchariaaouch) pour finir de remonter la mémère azul (celle de linlin). A 10h c'est parti, ici la piste va presque tout droit à travers les plis du relief, un vrai grand huit! mais quand il pleut ça glisse velu. On fait certaines descentes au frein moteur en première c'est vous dire si on va vite! Mais il fait éviter des ravine de 50 cm de profond par 25 de large; quand on passe dedans ça fait bizarre, d’ailleurs le compteur des chutes remonte doucement.

Néanmoins nous avançons régulièrement sur 130 km, jusqu’à ce que mes soudures d'amateur sur le cadre de l'azul cassent. Encore pire qu'hier le cadre est coupé en deux ; Une seule solution la décharger et tout mettre sur la mienne. Bien sur la pluie est là pour nous filer un coup de main, reste 110 km jusqu’à la prochaine ville, on roule en cherchant une opportunité pour la nuit. 40 km plus loin au abords d'une fazenda il y a une boutique de fruits et produits de la ferme qui justement ferme. Nous sommes acceptés pour y dormir à l'abri, nous pouvons nous laver dans la gouille d'eau du coin, et nous avons même droit à un repas du soir, trop sympa. Cette nuit nous ferons connaissance de toute une nuée de nouvelles amies brésiliennes; les puces! 10 jours après on se grattera encore la couene:  au moins 150 piqûres par personne hors taxes!


06 février
Inutile de dire qu'on est pas en retard pour partir ce matin, juste le temps pour alain de me piquer ce qui me reste comme essence avant réserve vu qu'il y est déjà et qu'il reste environ 60 km pour jacaraecanga.



 Sur un filet de gaz tout du long cause j'arrive pas à tenir ma mob debout avec mes 70kg de bagages et alain a peur de casser les sangles et perdre le reste du cadre et en plus on a pas trouvé de gasolina en route.
A midi le panneau bienvenue à jacaraecanga nous annonce la ville, on y est, enfin presque 7 km de tôle ondulée encore. Arrivés à l'entrée du bled, nous stoppons à la première station, un motard en 300 cm3 s'arrête à coté de nous pour faire le plein, il part à porto vehlo. Nous lui demandons avec les mains et des aouch biens placés si il connait un soudeur, chance, il est ferronnier! Le temps de trouver un hôtel et nous lui apportons les deux mobs car la mienne a son porte paquet qui a encore souffert, faut dire que je suis tombé deux fois avec mon chargement éléphantesque.

 A 15h il peut enfin partir , nous remontons l’arrière de l'azul et partons à la conquête de la ville, on y mangera une sorte de fougasse avec un jus de fruit. On rentre a l'hotel, donnons notre linge à laver car on a plus rien de propre, demain on révisera les mobs pour finir cette BR230.

07 février
repos à l’hôtel et mécanique au programme du jour, de-grippage d’étriers, niveau huile, tiens! y'a  une fuite au radiateur sur la mienne, en le démontant on trouve un trou de 5mm bouché par la rouille.


Le meccano du coin connait quelqu'un qui peu le boucher à la soudure, il part avec....en attendant on regarde tv5 monde en français! Non, sans rire, on bosse en plein cagnard à détordre le crash bar sur lequel je préfère m'appuyer car il touche le bidon. Le gars me rapporte le radia bouché à l'araldite, j'y crois pas mais bon, j'essaye quand même, il pisse plus qu'avant, je lui rends, il me le redonne avec plus de colle et du reboucheur radiateur, je le remonte, là y'a trois fuites, je râle un peu en le redémontant une troisième fois, et explique que je peux le faire à l’étain si il m'en trouve. Son fils m'emenne voir le frigoriste, mais c'est trop tard, il est fermé...y'a des jours..... on verra demain.

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